Vie après la mort : quand la réalité dépasse l’affliction


Rédigé le Vendredi 17 Octobre 2014 à 16:36 | Lu 2172 fois | 2 commentaire(s)


La vie après la mort est une question qui fascine en privé mais qui dérange en public. Elle est du ressort de la foi, la religion, la spiritualité, ou encore de la philosophie et de la science. Mais c’est une question avant tout personnelle, et quand elle entre dans la sphère publique, celle de l’opinion et du débat, elle révèle des choses sur « l’état d’esprit » collectif d’une société. A cet égard, le traitement de l’étude scientifique AWARE (Awareness during resuscitation) par les medias au sens large est aussi intéressant que l’étude elle-même.


L’article scientifique a été publié dans une revue d’anesthésie-réanimation de langue anglaise, Resuscitation. Ce mot ne signifie pas « résurrection » mais « réanimation », ce qui n’a pas empêché plusieurs papiers de faire la confusion. Mais surtout, le communiqué de presse originel a été repris et commenté dans des directions diamétralement opposées. Quelques médias se sont ensuite donné la peine de consulter l’article scientifique du Dr Sam Parnia, qui a dirigé l’étude, mais là aussi des interprétations très libres des données et commentaires de l’étude ont été faites. Les premiers papiers ont donc annoncé en boucle qu’il y avait bien « une vie après la mort », ou « quelque chose après la mort », les plus prudents y mettant le conditionnel, sur le mode « soyez rassuré » ou « nous vous l’avions bien dit ». Cet enthousiasme a cependant vite été douché par une seconde salve d’articles ou reportages se voulant plus sérieux et affirmant qu’il ne s’agit pas de vie après la mort mais d’une activité du cerveau qui se poursuit quelque minutes après l’arrêt cardiaque. Cependant, ces deux interprétations sont fausses, si l’on se contente des données et commentaires de l’étude. En revanche, elles disent beaucoup de choses de la peur de l’époque. C’est comme si l’anxiété générée par des menaces mortifères comme le terrorisme islamique, le virus Ebola, la crise économique et financière, et y compris la bourse qui dégringole en ce moment, trouvait un soulagement dans l’idée que oui, il y a bien une vie après la mort. C’est quand la réalité dépasse l’affliction que la vie après la mort redevient crédible, en tout cas désirable, même là où la société est la plus sécularisée. Mais la réponse des médias « sceptiques » - qui nous rassurent sur un modèle du monde dans lequel « tout est sous contrôle » - est illustrée par le reportage du journal télévisé de France 2 (13/10/2014) qui affirme que l’activité du cerveau se poursuit plusieurs minutes après l’arrêt cardiaque, et donc il n’est pas question d’une preuve de la vie après la mort. Or, il s’agit là d’un grave contre-sens car l’étude prétend seulement qu’un « état de conscience » se poursuit, lequel n’est très probablement pas causé par une activité cérébrale, précisément parce que l’arrêt cardiaque interrompt le flux sanguin cérébral et que l’activité du cerveau, en surface comme en profondeur, cesse en vingt à trente secondes. En outre, Sam Parnia souligne qu’il est impropre de considérer la mort comme un « instant », alors qu’il s’agit plus d’un « processus » qui dépend des tentatives effectuées pour maintenir la vie. Ainsi, il est tout aussi abusif de prétendre que l’étude confirme d’une façon ou d’une autre la « vie après la mort », que d’avancer qu’une activité cérébrale se poursuit plusieurs minutes après un arrêt cardiaque. La question n’est pas « scientifiquement » tranchée et elle ne le sera jamais car il s’agit d’un problème philosophique, ce que très peu d’articles ont souligné, à l’exception notable de celui de Jean-Paul Fritz dans le Plus du Nouvel Observateur, paru parmi les premiers. 

L’histoire de la cible qui repeint son plafond
Il est intéressant de se replonger dans la genèse de l’étude AWARE, car cette publication était très attendue par tous ceux qui s’intéressent à ce sujet, lequel n’est pas « morbide », contrairement à certaines réactions entendue à la radio, mais riche d’un sens éminemment important pour l’avenir de nos sociétés, justement. A l’origine, les chercheurs sont partis de l’hypothèse que les personnes faisant un arrêt cardiaque en service de réanimation seraient capables de voir la scène depuis un point de vue élevé et ainsi de percevoir une image qui serait fixée au plafond, décalée d’une dizaine de centimètres par rapport à ce plafond et donc visible seulement du dessus. La première étude pilote à l’hôpital de Southampton a dû être interrompue parce que la curiosité l’avait emportée chez certains soignants qui étaient allés regarder ce qui se trouvait sur ces dalles qui pendaient du plafond et étaient prétendument destinées à recueillir la poussière pour une étude sur l’hygiène à l’hôpital ! Pour que l’étude soit valide, il fallait en effet que personne ne sache quelle image se trouvait où, tout en les remplaçant régulièrement. Sam Parnia n’a pas abandonné pour autant et a lancé en 2008 une vaste étude regroupant une quinzaine d’hôpitaux en Europe et en Amérique du Nord pour recueillir les témoignages de personnes réanimées après un arrêt cardiaque. Dans les services concernés, des objets ou images « cibles » étaient disposées en hauteur selon différentes modalités mais toujours avec l’idée que ces cibles ne soient visibles que du dessus.
L’article présente les données issues de quatre années d’étude, mais celle-ci se poursuit dans les mêmes établissements. Au chapitre des résultats, on peut légitimement éprouver une certaine déception. Aucune cible n’a en effet été perçue par les patients recrutés dans l’étude, sur un échantillon initial de 2060 patients ayant connu un arrêt cardiaque, dont 330 ont été réanimés et 140 ont pu être interrogés une première fois puis 101 une seconde fois. Au sein de cet échantillon, l’article fait mention de 39 % de personnes qui rapportent des souvenirs d’un état de conscience plus ou moins précis de la période correspondant à l’arrêt cardiaque. Mais le contenu de ces souvenirs est beaucoup plus large que ce qui est traditionnellement associé à l’Expérience de Mort Imminente (EMI), et les thèmes mentionnés manquent de précision : sentiments de peur et de persécution, perception d’animaux et de plantes, perception d’une lumière brillante, famille, sentiments de déjà-vu. Un sous-ensemble de 9 % de patients rapporte cependant des souvenirs  correspondant à une EMI, précise l’article, dont 2 % décrivent des perceptions compatibles avec la sortie du corps, à savoir le fait de voir et/ou d’entendre des événements liés à la réanimation. Un seul cas est mentionné comme relevant d’une perception d’éléments vérifiés a posteriori lors d’une période où le cerveau était supposé ne pas fonctionner. Ce cas validé comme « expérience hors du corps » repose notamment sur l’utilisation de stimuli auditifs pendant l’arrêt cardiaque, qui n’étaient autres que les bips émis par le défibrillateur. Des études précédentes ont en effet montré que l’électroencéphalogramme devient plat vingt à trente secondes après un arrêt cardiaque, c’est-à-dire que l’activité du cortex cérébral cesse. Or, les fonctions cognitives supérieures telles que la vision ou l’audition et la mémoire sont associées au fonctionnement du cortex. Le cas retenu répond donc à toutes les exigences de rigueur permettant d’affirmer que le patient n’était pas capable de perceptions ni de mémorisation. L'article scientifique donne pourtant des détails de son témoignage. Il s’agit d’un travailleur social de Southampton âgé de 57 ans. Dans un premier temps, celui-ci décrit ses souvenirs conscients, avant l'arrêt cardiaque. Puis survient ce qu'il décrit comme un black-out, une perte de conscience. « Pourtant, je me souviens très bien d'une voix automatisée disant "choquez le patient, choquez le patient", et que, dans [le] coin de la salle il y avait une [femme] qui me faisait signe. Je me rappelle avoir pensé en moi-même "je ne peux pas aller là-bas"… Elle me fait signe… Je sentais qu'elle me connaissait, je sentais que je pouvais lui faire confiance, et je sentais qu'elle était là pour une raison, et je ne savais pas ce que c'était. La seconde suivante, j'étais là, me regardant "d'en haut". Il y avait l'infirmière, et un autre homme qui avait une tête chauve. Je ne pouvais pas voir son visage, mais je pouvais voir l'arrière de son corps. C'était un gars trapu… Il avait des habits bleus, et un chapeau bleu, mais je peux dire qu'il était chauve, du fait de l'endroit où était positionné son chapeau. » Le patient s'est alors réveillé. Il explique avoir reçu le lendemain la visite d'un médecin qu'il a identifié comme « l'homme chauve ». Au cours d'un second entretien, il précise : « Au début, je pense, j'ai entendu l'infirmière dire "composer le 444, arrêt cardiaque". (…) J'étais au plafond, et regardais vers le bas. (…) J'ai vu ma tension artérielle prise alors que le médecin mettait quelque chose dans ma gorge. J'ai vu une infirmière [appuyer sur mon sternum]. J'ai vu que l'on prenait [mon taux de glucose]. » 

Un cas en béton ?
Les auteurs de l’article soulignent l’intérêt de ce témoignage. En effet, le rapport médical « confirme l'utilisation d'une réanimation par défibrillateur, la présence de l'équipe médicale autour du patient au moment de son arrêt cardiaque, et le rôle de l'homme en bleu ». Ils notent que les protocoles de réanimation imposent un intervalle d'au moins deux minutes entre chaque utilisation du défibrillateur, de sorte que la conscience du patient a dû perdurer – après son arrêt cardiaque – durant environ trois minutes. Malheureusement, aucune cible visuelle ne se trouvait dans cette pièce dans le cadre de l’étude. Pourtant, « cela est significatif, a expliqué Sam Parnia, car il a souvent été dit que ces expériences en lien avec la mort sont probablement des hallucinations ou des illusions, qui se produisent soit avant que le cœur ne s’arrête, soit après qu’on l’ait fait repartir, mais ne constituent pas une expérience correspondant à des événements réels survenant au moment où le cœur ne bat plus. Dans ce cas, la conscience et l’attention ont été possibles pendant la période de trois minutes au cours de laquelle le cœur ne battait plus. Ceci est paradoxal car le cerveau cesse de fonctionner dans les 20 à 30 secondes qui suivent l’arrêt cardiaque et ne recommence à fonctionner qu’une fois le cœur reparti. De plus, les souvenirs détaillés de conscience visuelle dans le cas rapporté sont cohérents avec les événements vérifiés. » Il s’agit là de commentaires rapportés dans des articles de presse, mais il faut s’intéresser également aux mots choisis dans l’article scientifique original, qui visent à interpeller l’ensemble de la communauté scientifique : « Ainsi, dans le cadre d’un modèle qui suppose une relation causale entre l’activité corticale et la conscience, la survenue d’un processus mental et la capacité à décrire des événements au cours de l’arrêt cardiaque, telle qu’elle a été possible dans ce cas vérifié de conscience visuelle alors que la fonction cérébrale est absente ou au mieux sévèrement endommagée, est intrigante (perplexing). Ceci est d’autant plus le cas que la réduction du flux sanguin cérébral conduit typiquement à un délire suivi par un coma, plutôt qu’à un état mental lucide. »
Dans les situations d’arrêt cardiaque, l’interruption du flux sanguin au cerveau conduit en quelques dizaines de secondes à un EEG isoélectrique, c’est-à-dire plat. Mais l’électroencéphalogramme ne traduit que l’activité de la couche externe du cerveau, le cortex. Même si celui-ci permet les fonctions cognitives supérieures comme la pensée, la mémoire et le sens de l’identité, ne peut-on imaginer que des structures plus profondes du cerveau soient à l’œuvre pendant quelques minutes et « produisent » une telle expérience ? Selon Sam Parnia, cela reste improbable parce que le flux sanguin interrompu en cas d’arrêt cardiaque concerne l’ensemble du cerveau et non certaines zones spécifiques, comme cela est montré par la perte des réflexes qui traduit l’absence d’activité du tronc cérébral, à la base du cerveau. Des études chez l’animal ont montré que les structures plus profondes du cerveau n’avaient pas non plus d’activité très rapidement après l’arrêt cardiaque, même si une étude en particulier a fait mention d’un « rush » au cours des trente secondes qui suivent l’arrêt cardiaque chez le rat. Cette observation n’a pas été confirmée chez l’homme mais la période correspond de toute façon à celle ou le cerveau se vide de son sang, alors que dans les témoignages d’EMI plusieurs situations sont bien postérieures à ces quelques dizaines de secondes qui suivent l’arrêt cardiaque. Dans son étude, Sam Parnia précise également que l’absence d’activité cérébrale se poursuit même pendant la réanimation parce que les gestes de réanimation cardiorespiratoire ne suffisent pas à produire un flux sanguin assez intense pour remettre le cerveau en service au plan métabolique. Ces gestes permettent en effet d’éviter que les structures cérébrales ne soient complètement privées de sang pendant une trop longue période, mais sont insuffisants pour faire reprendre conscience au sujet. Cette reprise de conscience ne survient qu’après que le cœur soit reparti sur un rythme normal. « De plus, ajoute Sam Parnia, dans la mesure où les hallucinations se réfèrent à des expériences qui ne correspondent pas à la réalité objective, nos observations ne suggèrent pas que la conscience visuelle lors de l’arrêt cardiaque soit de nature hallucinatoire ou illusoire puisque les souvenirs correspondaient à des événements authentiques vérifiés. » 

Une réflexion élargie
Commentant le pourcentage de 39 % de patients qui rapportent une forme ou une autre de souvenirs, Sam Parnia ajoute que « cela suggère que davantage de personnes peuvent avoir une activité mentale dans ces circonstances mais perdent ensuite ces souvenirs après leur guérison, soit à cause de dommages cérébraux ou de l’effet des médicaments sur la formation de souvenirs. » Les commentaires généraux de Sam Parnia montrent qu’il cherche, sans doute légitimement, à sortir l’EMI d’un certain ghetto qui l’associe aux phénomènes dits paranormaux. Selon lui l’utilisation de termes comme « mort imminente » ou « hors du corps » n’est pas assez précise et ne rend pas suffisamment compte de l’étendue des souvenirs associés à la période de l’arrêt cardiaque, qui est « biologiquement synonyme de mort », précise-t-il. Mais surtout, il milite depuis des années pour que l’on cesse de parler de la mort comme d’un « instant ». « Contrairement à ce que l’on croit le plus souvent, la mort n’est pas un moment spécifique, souligne Sam Parnia, mais un processus potentiellement réversible qui survient lorsque toute maladie grave ou accident entraîne la cessation de fonctionnement du cœur, des poumons et du cerveau. Si des tentatives sont effectuées pour inverser ce processus, il est synonyme d’arrêt cardiaque. Cependant, si ces tentatives sont vaines, ce processus est équivalent à la mort. Dans cette étude, nous avons voulu aller au-delà de la formule émotionnellement chargée et cependant mal définie d’expérience de mort imminente pour explorer objectivement ce qui se passe lorsque nous mourrons. » La réflexion se poursuit mais on voit combien Sam Parnia est à la fois précautionneux et volontariste, car il tente de rendre acceptable par la communauté scientifique des idées qui continuent à déranger. Si la science venait à démontrer, comme elle le suggère seulement actuellement, que l’existence se poursuit après la mort, certains y verraient un échec de l’entreprise des Lumières, qui visait à se défaire des dogmes de la foi. Pourtant la science n’a qu’un seul objet qui est le réel, dans tous ses aspects, toutes ses dimensions, éventuellement même au-delà du sensible, et elle ne doit donc rien s’interdire.
Car avant même la question de la vie après la mort, ces expériences interrogent sur la nature de la conscience, et les EMI ne sont pas les seuls phénomènes à prendre en compte « en la matière ». Un collectif de scientifiques de haut vol vient de publier un manifeste pour une « science post-matérialiste », à l’initiative du neuropsychologue québécois Mario Beauregard. On retrouve dans l’aréopage le neuropsychiatre Gary Schwartz ou le biologiste Rupert Sheldrake et le texte dénonce : « La domination quasi absolue du matérialisme dans le milieu académique a étouffé les sciences et entravé le développement de l’étude scientifique de l’esprit et de la spiritualité. La foi en cette idéologie, comme cadre explicatif exclusif de la réalité, a amené les scientifiques à négliger la dimension subjective de l’expérience humaine. Cela a conduit à une conception fortement déformée et appauvrie de nous-mêmes et de notre place dans la nature. » Ainsi, selon le paradigme post-matérialiste, « l’esprit représente un aspect de la réalité tout aussi primordial que le monde physique. L’esprit joue un rôle fondamental dans l’univers, il ne peut être dérivé de la matière et réduit à quelque chose de plus basique. »
Un texte qu’aurait pu signer Sam Parnia, selon qui « la réalité de l’expérience humaine n’est pas déterminée neurologiquement », mais « à travers un processus social dans lequel les êtres humains déterminent et attribuent du sens à un phénomène ou une expérience. » Ainsi, conclut-il, « bien que des modifications au niveau de neurotransmetteurs spécifiques impliquées dans les expériences de la "réalité" quotidienne peuvent également conduire à des illusions ou des hallucinations, cela ne prouve ni ne contredit la réalité de n’importe quelle expérience, qu’il s’agisse de l’amour, des EMI ou d’autre chose. » 

Pour aller plus loin: 
L'Expérience de mort imminente - une enquête aux frontières de l'après-vie
Jocelin Morisson - Editions de La Martinière, 2015
Voir la liste de mes livres sur mon blog La Prochaine Foi



Commentaires

1.Posté par PILLOT le 17/10/2014 18:12
« LA VIE APRES LA VIE »
Le 01 avril 2011 là ou ma vie a basculé
Première partie Récit EMI (état de mort imminente)
La « vie » après la mort … Ou la VIE après la VIE… LE 01 AVRIL 2011 … Une violente douleur dans la poitrine puis dans le bras gauche et la mâchoire une heure de massage cardiaque dix électro choque, 14 jours de coma, le cœur s’arrête, et tout bascule dans l’inconscience, c’est la mort………………………………..
Les premières sensations de chose irréelle sont des images d’un grand tunnel sans fin avec des Couleurs vives et violente plein de tourmente et de bruit comme si je tombais dans un précipice sans fond .Mon corps me faisait mal avec des nausées, la panique s’emparait de moi de voir ce monde qui me paraissait être l’enfer.
Dans un bruit infernal tout s’arrête subitement et je suis assis au sol autour de moi des labyrinthes en forme de grotte dégoulinant d’humidité avec des plantes horrible et ces personnages hideux et encore ces vilains oiseaux de gros poussins que je revis plus tard dans ma chambre.
Une voix que je ne connais pas me dit (ne reste pas ici tu n’en ressortiras jamais, cette tourmente sera de pire en pire, tu n’as rien fait pour mériter cela) Je ressentais tous ce qu’il se passait autour de moi beaucoup d’agitation et j’étais content d’avoir quitté ce monde irréel mais très vite la réalité reprenait le dessus et encore ces souffrances et ce mal être de mon corps, tout à coup une grande confiance dans l’équipe médicale s’installa dans mon esprit je sentais que quelque chose se passait je me sentais bien, tous était paisible je m’endormais dans un sommeil profond plus rien ne pouvais plus m’arriver, encore quelque mot de l’extérieur du personnel soignant très lointain et presque inaudible puis cette sensation de bien-être .
Dans un élan surnaturel je me sentis m’envoler à grande vitesse autour de la terre et la carte du monde défilait au-dessus de mon lit je cherchais un endroit ou me poser certaine image de ma vie apparaissait selon l’endroit où mes yeux se posait, j’avais l’impression d’être en errance. Quand tout à coup une lumière très vive ni blanche peut être une couleur bleutée indéfinissable mais une ambiance sereine dans un calme paisible ou l’on ressent que de l’amour et du bonheur sans souffrance ni torpeur. Là j’aperçus le visage de mon frère (décédé récemment) les yeux regardant vers le ciel puis quelque instant plus tard il me dit « pas toi redescend »surpris par cette ordre je ne comprenais pas pourquoi je devais redescendre sur cette terre, j’étais si bien et je ressentais que toute ma famille père mère frère oncle tante grand-mère grand père et bien d’autre était la et m’attendait. Puis sous mon insistance un dialogue sous un bel arbre s’établit avec mon frère qui m’expliqua que je n’avais rien à faire ici. Je ne comprenais pas pourquoi lui il avait le droit de vivre ce bonheur mais pas moi il m’expliqua que sur terre ma famille avais encore besoin de moi (et la sienne alors elle n’a pas besoin de lui ?) j’ai eu un sentiment d’injustice lui qui n’était pas croyant et que l’on a incinéré contrairement à ce qu’il se fait dans la famille c’est le premier et j’espère le dernier.(c’est un coup de gueule personnel).Puis il ajouta qu’il était bien avec les siens et qu’il avait accompli sur terre ce qu’il avait à faire et là je vis tous les visages de mes proches décédé dans un flou rapide je tendais la main droite vers eux mais aucun ne la saisit les larme me coulait des yeux tel un torrent et je suppliât encore et encore qu’un seul m’accepte ou me parle mais en vain(c’était trop injuste).

Je me retrouvais seul, soudain une silhouette vêtu de blanc et bleu sans vraiment de visage avec une petite voix me laissait quand même le choix de rester ou de redescendre c’était la seule main tendu que je pouvais prendre. J’étais conscient que le fait de revenir sur terre signifiait pour moi souffrance mais je ressentais l’amour de ma famille terrienne et toute la peine qu’il avait, mon choix fut de revenir vers eux, ce choix je l’ai fait pour eux car pour moi il aurait été plus facile de rester là où j’étais. La transition fut brutal un mal être s’emparait de mon corps et encore ces image fugace. Puis cette voix de cette infirmière du nom de Marie que je percevais parfois (pendant mon coma) était pour moi d’un grand réconfort quand elle était près de moi je savais que j’étais réellement sur terre car elle me parlait beaucoup, je ne l’ai pas vue mais dans mon esprit elle ressemblait à mon épouse quand elle était jeune. je suis sur maintenant qu’il y a quelque chose de beau après la mort (laquelle ne me fait pas peur, ce qui me terrifie c’est l’approche de la mort) et cette chose s’adresse à tout le monde croyant ou pas de toutes religions confondue dès lors que l’on a mérité par notre vie sur terre, c’est un ressentis que j’ai.
Depuis un morceau de moi est resté ailleurs, je ne suis plus le même dans ma tête les choses ne sont pas très claire, parfois je me sent étranger à ce monde ,j’ai aussi parfois du mal à me supporter je pense ne plus être le même qu’avant je le ressent aussi de la part de mes proches ,je me demande si j’ai fait le bon choix, mais quand tout va bien je suis certain que ce choix était le bon, je le doit à l’acharnement d’une équipe médicale hors pair et c’est pour cela que je dois tenir le coup au moins par respect pour leur travail les mots manque la aussi pour les remercier . Je n’ose pas parler de toutes ces choses, c’est pourquoi je l’écrit avec beaucoup de difficulté.
La rédaction de ce récit m’a pris beaucoup de temps par petit morceau j’ai reconstitué ces évènement avec mes mots mais certaine chose ne peuvent ni être écrite ou dite tellement c’est indescriptible cela peut paraitre de la folie ou du rêve , j’ai l’impression que je n’ai pas le droit d’en parler et j’ai honte de ce qu’il m’est arrivé, de ce que j’ai fait subir à ma famille, car je n’ai pas vécu la réalité de ces jours de coma plusieurs fois par semaine la nuit je revit certaine scène soit en cauchemar soit en bonheur je souhaiterais que tout ce qui est négatif sorte de mon esprit car pour moi cette expérience fut plus négative que positive ,mais néanmoins j’ai une profonde envie d’y retourner car maintenant je me sent inutile ici-bas . Je pense que je n’ai vu que le passage qui mène à l’au-delà sans avoir franchis un certain seuil, un jour je pourrais voir de l’autre côté.
La vie sur terre n’est qu’une étape, elle est la préparation à une autre VIE « mais il n’existe pas de mot pour décrire ce quelle sera…… ********************************************************






Deuxième partie RESSENTIS ET EVOLUTION DE LA REFLEXTION
Ecrit le 15 février 2014


Une mort suicidaire passerait par la faucheuse «qui ment en disant qu’elle nous conduirait dans un monde meilleur «Cette mort n’aurait de conséquence qu’une âme en errance ou bien une âme dans le « bas astral « (enfer)….
« Naitre, mourir, renaitre sans cesse, tel est la loi «
Je me suis rendu compte qu’a la plupart des personnes à qui j’ai remis ce document le dialogue fut rompu pratiquement à chaque fois et je me demande bien pourquoi ?
Depuis je me sens seul comme si j’étais isolée du monde, je suis sur mon ile et j’observe le monde d’un autre point de vue et parfois j’ai très peur de tout ce qui m’entoure. Je ressens que tout se dégrade autour de moi, le contact avec les gens et ma famille, et même mon couple le dialogue, tout cela a changé. Je souhaite que cette situation ne soit que passagère car c’est très difficile à vivre.
Je n’arrive pas à me concentrer sur des choses courante (la conduite, le bricolage etc.…) lire, se poser et tout simplement ne rien faire, une heure maxi et tous part dans tous les sens comme si le cerveau se déconnectait même des choses logique que je faisais sans problème avant sont devenue difficile à accomplir.
Les nuit sont parfois infernal avec des réveils spontané les yeux grand ouvert et souvent accompagné de mal de tête, même après deux ans et demie et toujours les ces images de cet EMI (Quand cela cessera-t-il?)
J’aimerais mettre à profit plus tard cette expérience auprès de personne au porte de la mort du corps afin de les réconforter, de les préparer à ce qu’ils vont voir de l’autre côté et de les aider à passer ce cap. Le fait de partager, ce que je commence à appeler un « TRESOR » tel un jardin en friche que je dois nettoyer et cultiver faire pousser tout ce qui est bon en moi et détruire tous ce qui est mauvais .C’est une façon qui peut m’aider énormément à affronter ce quotidien qui me pèse sur les épaules. L’envie de partager tout cet Amour, avec un grand A, que j’ai pu constater de l’autre côté me donne le courage de parler avec des gens réceptif. Je suis persuadé que, si les gens savaient qu’il allait mourir, ils nous inviteraient chez eux pour un dernier repas.
« Celui qui meurt avant de mourir, ne meurt plus quand il meurt »
Celui qui un jour a vécu la mort n’a désormais plus aucune raison de la craindre. Le fruit d’un EMI (Etat de Mort Imminente), on toute leur vie pour l’assimiler, et après, toute sa mort pour la savourer….

3 ème partie, réflexion personnel et citations qui correspondent à mes ressentis
La mort est toujours représenté par le noir et la tristesse, certes cela fait beaucoup de mal de perdre un proche, et j’en sais quelque chose, mais il faut que tout le monde comprenne que pour celui qui part ce n’est que du bonheur, quand le jour arrivera pour moi-même mon souhait est tout soit en blanc (les fleurs, les gens etc..) et que la musique soit celle que vous aurait choisi avec votre cœur qu’elle soit gaie et sachez que je serais toujours avec vous ,vous ne m’entendez plus mais rien ne pourra vous empêcher de me parler et suivez bien cette prière « Amérindienne « qui n’est que pure vérité.

« Ne me pleurez pas...je ne suis pas mort «
Quand je ne serai plus là, lâchez-moi !
Laissez-moi partir
Car j'ai tellement de choses à faire et à voir !
Ne pleurez pas en pensant à moi !
Soyez reconnaissants pour les belles années
Pendant lesquelles je vous ai donné mon amour !
Vous ne pouvez que deviner
Le bonheur que vous m'avez apporté !
Je vous remercie pour l'amour que chacun m'a démontré !
Maintenant, il est temps pour moi de voyager seul.
Pendant un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.
Nous ne serons séparés que pour quelques temps !
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur !
Je ne suis pas loin et la vie continue !
Si vous en avez besoin, appelez-moi et je viendrai !
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là,
Et si vous écoutez votre cœur, vous sentirez clairement
La douceur de l'amour que j'apporterai !
Quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir,
Absent de mon corps, présent avec Dieu !
Je ne suis pas là, je ne dors pas !
Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement des cristaux de neige,
Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
Je suis la douce pluie d'automne,
Je suis l'éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l'étoile qui brille dans la nuit !
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer mais pour me parler
« Je ne suis pas là, je ne suis pas mort. »

Cette prière n’est que pure vérité pour l’avoir vécu dans ce sens de Cette façon en 2011 lors de mon coma
« Prenez soin de ce tout ce qui vous entoure »
La vie sur terre est difficile, ennuyeuse avec ces moments d’angoisse, ces moment heureux que nous nous devons être encore plus heureux au quotidien Nous aimer, nous aider, sans haïr, sans se juger les un les autre, laissons de cote le côté matériel bien et argent qui ne font que se battre les humains tel qui sont sur terre et qui seront sur le même pied d’égalité le moment venue. Mon rêve serait ne plus rien posséder et de vivre que des choses que la terre nous offre si généreusement et que l’on ne sait pas forcément tirer profil au bon moment . Tous passent tel des nuages, il faut profiter de tout ce qui est offert comme à une pierre précieuse brute pour lui donner toute sa richesse, en la travaillant chaque jour pour lui donner toute sa valeur non pas monétaire mais la valeur de l’esprit que l’on lui accorde soit le sens et la beauté de la vie.
Merci à plusieurs personnes, qui ont su m’écouter et qui se compte sur les doigts des deux mains, pour leur soutient, pour certaines phrases et certain conseil. Tout serait tellement simple si nous savions regarder avec les yeux de notre cœur ! Laissons-nous aimer par lui. Arrêtons d’aimer n’importe quoi et apprenons à « aimer »lui seul est la lumière, lui seul est notre devenir. Donnons-lui tout de nous, offrons nous à lui et il nous donnera tout car qui d’autre pourrait le faire. Qu’Est-ce qu’un EMI, sinon un avant-gout de la réalité.

« SOIT CE QUE TU EST … CE MONDE N’EST QU’ILLUSION »

Dans le cadre de l’EMI les mots et les images terrestre ne peuvent pas tout expliquer, le dialogue avec des êtres cher ne serait pas fait de parole mais plus de télépathie si l’on peut dire .Les images que j’ai pu retranscrire ne sont pas réellement non plus la pure réalité mais se rapproche de mes ressentis sur le moment où j’écris ce récit, de même que certaine citations. Le fait de sentir sa vie s’échapper fait perdre toute notion de temps et d’espace , l’on fait partie de la lumière que l’on voit dans une sagesse infinie ,l’échelle de référence tel que nous la connaissons sur terre s’effondre et vous transforme l’esprits hors de la matière et au réveil vous êtes transformé ,comme une renaissance qui change le regard sur la vie . Quelque chose ou quelqu’un guide ma main car ce n’ai pas de ma compétence d’écrire ou de transposer les choses comme cela sur un ordinateur.
Quelque chose ou encore quelqu’un me donne à penser que d’ici peu de temps je pourrais entrer en contact avec l’au-delà c’est un ressentis profond qui m’est dictée par la « femme sans visage » de mon récit .Mais je ne peux pas tout écrire sur ce sujet je passerais surement pour un hérétique ou pire… …….
« La vie est extraordinaire »
« La mort est extraordinaire »
Je suis en contradiction avec moi-même sur mon avenir et je compte beaucoup sur mon entourage médical et familial pour me guider dans ce labyrinthe ou chaque sortie me mène toujours au même endroit pour le moment mais je pense être sur le bon chemin rien que le fait d’écrire me fait beaucoup avancer.

Heureux est la solitude de celui qui est dans la joie, dans celui qui a appris la Vérité. Heureux qui s’est débarrassé de la méchanceté du monde et qui respecte tout ce qui vit. Heureux celui qui a vécu ses passions, comme moi-même et ces désirs dans la vie professionnel et qui n’éprouve pas d’orgueil à penser. Nul ne peut atteindre l’aube sans avoir passé la nuit….l’aube c’est-à-dire la lumière, la transparence, la légèreté, l’évolution.
«La vraie vie en somme »

Il ne faut rien regretter du passé seul l’avenir compte pour moi aujourd’hui mon épouse, ma famille, mes enfants et petits-enfants je me dois de les guider sur le droit chemin et là il y a un vrai travail .Pour les plus grand il serait temps qu’il se remettre en question sur leur choix de croyance , afin qu’il transmettre à leurs enfants , quelque qu’elle soit , elle sont toute respectable tant qu’elle reste dans une logique de paix et d’amour du respect des autres , dédaignant les guerres et l’argent , en fait il s’agit d’un Dieu unique sous divers appellations que les centaines année on fait évoluer en fonction des pays où elle est pratiqué . Ne considérant pas la foi comme une « assurance vie » auquel il ne peut rien arriver, c’est dans le malheur qu’elle se trouve renforcé c’est ainsi que la mienne a évolué considérablement depuis mon arrêt cardiaque. Une certaine plénitude s’installe au quotidien renforcé par l’écoute des autres et de la musique qui vous transporte vers la relaxation et le rêve.
"Tu trouveras la solution au fond de toi si tu t’en donnes la peine. Cherches-la et elle viendra à toi comme une évidence. Prends-la et sers-toi en comme ta propre vérité. Si tu accèdes à cette vérité, tu franchiras alors toutes les montagnes sans te fatiguer. "
Tout cela c’est le même Dieu et ce Dieu m’a montré que l’univers dans lequel nous vivons est un superbe et merveilleux mystère ou tout est en connexion pour toujours et à jamais.
Toute personne ayant eu une expérience de Dieu telle que celle-ci, qui a ressenti ce sentiment profond de connexion avec la réalité, sait qu’il n’y a qu’une seule œuvre réellement significative à accomplir dans la vie, c’est aimer ; aimer la nature, aimer les gens, aimer les animaux, aimer la création elle-même, juste parce que cela existe. Servir la création de Dieu avec une main chaleureuse et aimante de générosité et de compassion – c’est la seule existence qui ait du sens."

« Ma famille, mon épouse, enfants et petits-enfants »

Voilà pourquoi je vis aujourd’hui et c’est déjà un autre « TRESOR » !
A la lecture de ce récit qui n’est pas finit n’hésitez pas à ouvrir le dialogue soit avec moi et entre vous………………………………………
Bertrand Pillot pillot.bertrand2@wanadoo.fr 06/13/51/11/25 le 12 février 2014

2.Posté par Jocelin Morisson le 17/10/2014 19:53
Merci Bertrand! ça c'est du commentaire au moins ;-)

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