Physique moderne et ufologie


Rédigé le Lundi 29 Septembre 2014 à 23:07 | Lu 687 fois | 0 commentaire(s)


Les réflexions vont bon train pour essayer de sortir la physique de la « crise » dans laquelle elle est plongée depuis plusieurs années. Cette sortie de crise bouleversera à n’en pas douter notre conception de la réalité, d’autant que les propositions qui s’inspirent de sujets autrefois tabous comme l’étude du phénomène ovni émanent désormais de chercheurs de tout premier plan.


La physique moderne tente toujours de concilier en une seule théorie la description du monde à notre échelle et au-delà avec la description de l’infiniment petit. Physique relativiste et physique quantique restent en effet distinctes et mutuellement exclusives. Un des efforts dans cette recherche consiste à recréer de façon théorique et/ou expérimentale l’unification des quatre forces fondamentales de la nature, comme on pense que c’était le cas à l’origine de la création de l’Univers. Ces quatre forces sont l’électromagnétisme, l’interaction nucléaire forte, l’interaction nucléaire faible et la gravitation. Un problème majeur dans cette tentative d’unification des forces est connu comme le problème de la hiérarchie. La gravitation est en effet d’une intensité beaucoup plus faible que les trois autres forces. L’interaction électromagnétique est ainsi environ dix puissance trente-six fois supérieure à la gravitation. Des tentatives d’unification sont proposées par plusieurs variantes de la théorie des cordes, qui prévoit que l’Univers est composé de onze dimensions, dont seulement cinq se déploient à grande échelle alors que les six autres sont repliées en chaque point de l’espace. Une branche de la théorie M, qui vise à regrouper les différentes propositions de théories des cordes, est dite hétérotique. Elle prévoit un modèle de « géométrie déformée » qui pourrait résoudre le problème de la hiérarchie. La géométrie déformée suggère que l’Univers se compose de deux membranes d’espace-temps à quatre dimensions qui flottent parallèlement l’une à l’autre dans un vaste espace-temps à cinq dimensions ! 

Dans notre esprit, une membrane n’a que deux dimensions, il faut donc renoncer à se figurer ce que pourrait bien être une membrane à quatre dimensions, sachant que l’une de ces dimensions serait le temps. Peu importe, ce qui compte dans cette proposition c’est que toutes les particules de matière et de force qui composent notre univers visible seraient collées sur la membrane qui correspond à notre univers visible. Toutes sauf une, le graviton, ou particule de la force de gravitation, qui reste hypothétique. Le graviton serait capable de voyager dans le vaste espace à cinq dimensions qui réunit les deux membranes parallèles, dont celle qui constitue notre Univers visible. Selon la géométrie déformée, l’espace-cible à cinq dimensions est très replié. Dans cet espace-cible, la force de gravitation serait beaucoup plus grande et les distances apparentes entre les étoiles de notre univers visible seraient considérablement réduites en passant par la dimension d’espace supplémentaire. Les calculs montrent qu’un vaisseau spatial qui parviendrait à se rendre dans l’espace-cible 5D à un point où la force de gravitation serait seulement d’un dix millième de son intensité maximale, la distance qui nous sépare de l’étoile la plus proche du Soleil, Proxima du Centaure, passerait de 40 billions (millions de millions) de km à 40 km ! 

Il se trouve que certaines observations d’ovnis font état d’objets qui semblent se matérialiser puis se dématérialiser, exactement comme ce serait le cas s’ils provenaient d’une dimension supplémentaire à nos trois dimensions d’espace visibles. L’une des ces observations célèbres a été effectuée par le commandant Jean-Charles Duboc et son équipage lors d’un vol Nice-Londres en 1994. Selon l’ex-ingénieur de Hewlett-Packard, Robert Schroeder, la physique serait en passe de mettre au jour « l’ultime tabou », ainsi qu’il en parle dans son livre UFO Enigma: How Modern Physics is Revealing the Technology of UFOs (L’énigme des ovnis : comment la physique moderne révèle la technologie des ovnis). Le physicien Michio Kaku a également apporté sa contribution à cette réflexion. Mais des propositions bien plus ébouriffantes nous viennent de France, avec un ouvrage collectif à paraître dans lequel le physicien Philippe Guillemant apporte une contribution majeure. Sa « théorie de la double causalité », fondée sur une « physique de l’information » qui serait à même de réaliser la synthèse entre la physique relativiste et la physique quantique, considère d’abord que le temps n’existe pas tel que nous le concevons. La réalité ne peut pas se créer à chaque nanoseconde, il faut qu’elle préexiste et donc que notre futur soit déjà là, sous formes de lignes temporelles multiples qui se réajustent sans cesse selon les choix que nous effectuons et les intentions que nous émettons. La double causalité signifie qu’une influence causale s’exerce du passé vers le futur, comme nous en avons l’habitude, mais aussi du futur vers le passé, donc vers notre présent. Cette théorie suppose ainsi que notre futur existe sans être figé, mais également que notre passé soit modifiable, ce qui est presque plus iconoclaste, bien qu’envisagé par d’autres chercheurs. En outre, selon ce modèle, la conscience des individus existerait en dehors d’un espace-temps global à dix dimensions. A ce niveau, elle serait capable de considérer toutes ses vies vécues dans une réalité donnée comme instantanées, et ses autres réalités comme antérieures ou encore à vivre. La notion même d’extraterrestre perdrait tout son sens car ces consciences évoluées qui existeraient sur d’autres plans pourraient avoir vécu sur Terre il y a des millions d’années. Philippe Guillemant estime également que le concept de réalités parallèles est préférable à celui d’espace-temps. Les perspectives ouvertes par cette réflexion dépassent les meilleurs scénarios de science-fiction, et je vous invite à guetter la sortie de cet ouvrage, qui comprend également une contribution fascinante du philosophe Philippe Solal. J’en reparlerai quoi qu’il arrive… le temps venu. 



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