Science et Société





« Je ne crois pas à cause des miracles, mais malgré les miracles ! » La boutade reste en vogue parmi les scientifiques croyants. D’abord hostile, puis circonspecte, la science est aujourd’hui plus humble face au miraculeux. Paradoxe ou signe des temps ?


Faut-il croire aux miracles ?
Que l’on parle encore de miracle au XXIe siècle, n’est-ce pas un miracle en soi ? Là où la science triomphante promettait l’éradication du surnaturel et du superstitieux, force est de constater que le miracle n’a pas cessé d’exister. Il continue d’impressionner, d’émerveiller les hommes et femmes d’aujourd’hui comme celles et ceux du temps de Jésus ou du Moyen-âge, car c’est sa fonction même. Traduit-il notre méconnaissance et notre incompréhension relative des lois de la nature, ou bien manifeste-t-il la réalité d’un ordre transcendant à celle-ci ? La question reste pleinement ouverte, et si un certain « retour du religieux », de même qu’un développement non moins spectaculaire de la « spiritualité » dans une acception large, procèdent des incertitudes et des menaces de chaos qui pèsent sur l’époque, la persistance de « l’inexpliqué » y joue aussi un grand rôle. Non seulement la science n’a pas tout expliqué mais les scientifiques qui prétendent qu’elle en est proche ne sont même plus pris au sérieux. 



Rédigé par Jocelin Morisson le Lundi 26 Septembre 2016 | Commentaires (0)

En dépit de nombreuses données d’observations accumulées au fil des années, la télépathie n’est pas officiellement reconnue comme une réalité par la science. On note cependant une plus grande ouverture d’esprit à ce sujet, et même des tentatives récentes d’établir sa réalité expérimentale.


La télépathie est-elle une réalité scientifique?
La télépathie, au sens de « transmission directe de pensée », est une réalité pour bon nombre d’entre nous. On peut par exemple penser la même chose au même moment que son ou sa partenaire, siffloter l’air que l’autre avait dans la tête, ou bien ressentir à distance le danger qui menace un proche. Dans ce denier cas, il s’agit en fait de transmission d’émotions ou de sensations, ce qui est plus proche de l’étymologie de télépathie (de pathos, souffrance). La science ne reconnaît pas officiellement ce phénomène en dépit des nombreuses données accumulées depuis des dizaines d’années. La raison en est qu’il n’existe aucun mécanisme, à moins de faire appel aux « étrangetés » de la mécanique quantique, pour l’expliquer. 



Rédigé par Jocelin Morisson le Mercredi 4 Mai 2016 | Commentaires (6)

Sur place ou même à distance, les « coupeurs de feu » interviennent désormais à la demande de services hospitaliers pour soulager les brûlures occasionnées par la chaleur ou le rayonnement. Autrefois taboue et occultée, cette collaboration est de plus en plus reconnue au grand jour. Les mécanismes à l’œuvre demeurent toutefois inexpliqués.


Les Coupeurs de Feu à l’Hôpital
Le coupeur ou barreur de feu est celui ou celle qui stoppe les dommages d’une brûlure et enlève la douleur par une simple imposition des mains et/ou une forme d’incantation, de prière. La pratique  n’a jamais cessé dans les villes et les campagnes mais la science ne l’a jamais prise au sérieux, et l’assimile à un effet placebo. « Lorsque mes doigts passent, la peau blanchit, explique François. Je sors le feu du corps et je le jette à l’extérieur. Il y a bien quelque chose qui se passe, je le sens physiquement, mais je ne sais pas ce que c’est. » 
 



Rédigé par Jocelin Morisson le Mardi 8 Mars 2016 | Commentaires (83)

Le matérialisme prend à bras-le-corps le problème difficile de la conscience, mais révèle l'absurdité de son projet en atteignant ses limites. Tant que l'intégralité de l'expérience humaine n'est pas prise en compte, y compris dans des états modifiés de conscience plus riches de sens encore que l'expérience de la réalité physique, aucune théorie de la conscience ne peut prétendre être complète.


Internet peut-il être conscient ?  Ou le matérialisme jusqu’à l’absurde
Une récente théorie de la conscience retient l’attention parmi les neuroscientifiques. Elle est due à deux grandes figures des neurosciences et s’appelle la Théorie de l’Information Intégrée (TII). Né en Italie, Giulio Tononi est psychiatre et neuroscientifique à l’Université du Wisconsin, et Christof Koch est un neuroscientifique attaché à l’Allen Institute of Brain Sciences de Seattle. Ce dernier explique en page d’accueil de son site personnel combien « il réfléchit à l’Univers, au cerveau, à la façon dont il produit la conscience et dont l’esprit conscient émerge du cerveau ». Cette formulation n’a rien d’anodine car elle pose en fait le paradigme dans lequel ces deux-là pensent. Il s’agit bien sûr du paradigme matérialiste ou, selon le terme plus récent, physicaliste. Dans ce cadre, le cerveau « produit » nécessairement la conscience ou, ce qui revient au même, l’esprit conscient « émerge » du cerveau. Ces grands esprits feignent d’ignorer, car il ne peut s’agir d’une simple erreur, que leur questionnement relève de la « pétition de principe », une notion philosophique qui veut que les prémisses d’un raisonnement en soient aussi la conclusion. En excluant a priori d’envisager que le cerveau ne produise pas la conscience, ni que celle-ci n’émerge du fonctionnement du cerveau, les deux chercheurs ne risquent pas de parvenir à une autre conclusion, ce qui constituerait de toute façon un crime intellectuel qui en ferait des « idéalistes » ou, pire, des « spiritualistes ». 
 



Rédigé par Jocelin Morisson le Dimanche 25 Octobre 2015 | Commentaires (1)

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Blog animé par Jocelin Morisson, journaliste scientifique, auteur et traducteur.
Thèmes: Science - Philosophie - Spiritualité

Merci à Lilou
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