Les réflexions vont bon train pour essayer de sortir la physique de la « crise » dans laquelle elle est plongée depuis plusieurs années. Cette sortie de crise bouleversera à n’en pas douter notre conception de la réalité, d’autant que les propositions qui s’inspirent de sujets autrefois tabous comme l’étude du phénomène ovni émanent désormais de chercheurs de tout premier plan.


La physique moderne tente toujours de concilier en une seule théorie la description du monde à notre échelle et au-delà avec la description de l’infiniment petit. Physique relativiste et physique quantique restent en effet distinctes et mutuellement exclusives. Un des efforts dans cette recherche consiste à recréer de façon théorique et/ou expérimentale l’unification des quatre forces fondamentales de la nature, comme on pense que c’était le cas à l’origine de la création de l’Univers. Ces quatre forces sont l’électromagnétisme, l’interaction nucléaire forte, l’interaction nucléaire faible et la gravitation. Un problème majeur dans cette tentative d’unification des forces est connu comme le problème de la hiérarchie. La gravitation est en effet d’une intensité beaucoup plus faible que les trois autres forces. L’interaction électromagnétique est ainsi environ dix puissance trente-six fois supérieure à la gravitation. Des tentatives d’unification sont proposées par plusieurs variantes de la théorie des cordes, qui prévoit que l’Univers est composé de onze dimensions, dont seulement cinq se déploient à grande échelle alors que les six autres sont repliées en chaque point de l’espace. Une branche de la théorie M, qui vise à regrouper les différentes propositions de théories des cordes, est dite hétérotique. Elle prévoit un modèle de « géométrie déformée » qui pourrait résoudre le problème de la hiérarchie. La géométrie déformée suggère que l’Univers se compose de deux membranes d’espace-temps à quatre dimensions qui flottent parallèlement l’une à l’autre dans un vaste espace-temps à cinq dimensions ! 



Rédigé par Jocelin Morisson le Lundi 29 Septembre 2014 | Commentaires (0)

Plusieurs grands noms de la physique contemporaine s'interrogent sur la nature du temps, qui serait une sorte d'illusion due à notre immersion dans les trois dimensions d'espace... Extraits de la conclusion de mon livre "La Voyance".


Le temps existe-t-il ?
Un concept fondateur de l’hindouisme est appelé Mâyâ et désigne l’illusion du monde physique que notre conscience prend pour la réalité. La mâyâ est l’un des trois liens qui doivent être dénoués afin de réaliser le moksha, c’est-à-dire la libération du cycle des réincarnations. Les deux autres sont l’ahamkara, qui désigne l’ego, et le karma, ou « loi des actes ». L’illusion représentée par la mâyâ recouvre non seulement la réalité matérielle mais aussi l’écoulement du temps. Selon cette conception, le passé n’existe plus, le futur n’existe pas encore, l’instant présent est donc la seule et unique réalité. Et ce raisonnement se répète… à chaque instant. Alors même que la source de ces enseignements a près de cinq mille ans et qu’ils ont été relégués aux rangs de croyances et de superstitions par le matérialisme triomphant, la science contemporaine semble en passe de leur donner confirmation, comme si nous vivions la fin d’un cycle. « Et si le temps n’existait pas ? », « Le temps est-il une illusion ? », « Le temps existe-t-il ? » sont en effet les titres que l’on peut lire sur les couvertures des magazines de vulgarisation scientifique depuis quelques années, et même sur celles des livres de physiciens hautement respectables tels qu’Etienne Klein ou Carlo Rovelli. Ces gens ne sont ni des plaisantins, ni les adeptes d’un new-age fumeux, et ils en viennent à de telles propositions parce que les résultats de la physique moderne confirment tous que le temps n’est pas ce que nous croyons qu’il est. 



Rédigé par Jocelin Morisson le Mardi 9 Septembre 2014 | Commentaires (8)

Quand les sciences du cerveau découvrent que les états modifiés de conscience ne peuvent se réduire à des illusions, les lignes bougent.


Des "illusions" qui soignent
Une équipe allemande conduite par la neuropsychologue Ursula Voss à l’Université Goethe de Francfort avait montré il y a quelques années que le rêve lucide est associé à une forte augmentation des ondes gamma. Rappelons que le rêve lucide est un rêve dans lequel le rêveur a conscience de rêver et qu’il devient capable de contrôler le contenu et déroulement du rêve. Pour certains, il s’agirait d’un phénomène proche du voyage astral, voire identique. Le Dr Voss est allée plus loin en induisant la lucidité dans le rêve chez des dormeurs qui n’avaient jamais eu de rêves lucides, ceci en les stimulant avec un faible courant électrique d’une fréquence proche de 40 Hz ou de 25 Hz (dans le domaine des ondes gamma). L’étude publiée dans Nature Neuroscience établit un lien irréfutable entre la stimulation transcrânienne pendant la phase de sommeil paradoxal, connue pour être celle où les rêves surviennent, et l’accès à la lucidité. La stimulation de faible intensité a été effectuée au niveau des zones frontales et temporales du cerveau chez vingt-sept volontaires. Il apparaît que la stimulation ne perturbe pas le dormeur et agit seulement en modulant le potentiel de repos des neurones dans les zones ciblées, c’est-à-dire la polarisation électrique de la membrane des neurones. Ursula Voss a déclaré au magazine The Scientist qu’elle avait initialement peu d’espoir que l’expérience fonctionne : « Cela a été une surprise pour nous de constater que l’on peut effectivement forcer le cerveau à adopter un nouveau rythme, que le cerveau s’adapte et que les neurones se mettent à décharger selon la nouvelle fréquence simplement avec la faible stimulation appliquée. »
De nombreuses applications thérapeutiques pourraient découler de cette découverte, en particulier pour soigner les hallucinations ou encore les cauchemars dans les syndromes de stress post-traumatique. On imagine aussi les applications ludiques puisque le rêve lucide est connu pour être plutôt « fun ». Contactée pour en savoir plus, Ursula Voss m’a confirmé pour le magazine Nexus que non seulement « les ondes gamma induisent le rêve lucide » mais que la stimulation provoque également « des sensations de sortie du corps, dans lesquelles les personnes se voient elles-mêmes depuis un point de vue extérieur, comme depuis une conscience d’un ordre supérieur (à celle du rêve) qui conduit à adopter une perspective à la troisième personne sur soi-même. » Allons bon ! Va-t-on bientôt provoquer la « sortie du corps » à la demande et découvrir qu’elle n’est pas une illusion mais une réalité qui oblige à réécrire toute la physique et toute la biologie ? Que les rationalistes se rassurent, nous n’en sommes pas là et la pensée dominante en neurosciences reste à l’opposé du spectre. Un neuropsychologue matérialiste de plus, Claude Messier (université d’Ottawa), vient ainsi d’affirmer que le voyage astral est une illusion liée à « un fonctionnement altéré des parties du cerveau qui servent à générer notre image corporelle en à en faire le suivi en mouvement ».



Rédigé par Jocelin Morisson le Vendredi 29 Août 2014 | Commentaires (0)

Parmi les personnes qui s’intéressent à la spiritualité, beaucoup espèrent que la science va finir par démontrer la nature spirituelle de nos existences, attester que nous sommes une « âme » incarnée dans un corps matériel, prouver que la conscience perdure en l’absence d’activité cérébrale et qu’il existe une autre forme d’existence après la mort. Certains comptent même que la science prouvera l’existence de Dieu...


La science en renfort de la spiritualité?
 Dans le domaine des religions instituées, cette démarche qui vise à confirmer les enseignements religieux par la science s’appelle le concordisme. C’est une démarche dont il a été montré par beaucoup de philosophes/scientifiques qu’elle est vaine parce que la science et la religion procèdent de deux ordres de réalité (ou « magistères ») distincts. La science aurait à se prononcer sur la façon dont la nature fonctionne en mettant en évidence les lois qui sous-tendent ce fonctionnement, alors que la religion se prononcerait sur les « causes finales ». La science nous parlerait donc du « comment » alors que les religions nous diraient le « pourquoi ». Si l’on dépasse le cadre strictement religieux, qui repose sur un ensemble de doctrines, de dogmes et de « vérités révélées », il est parfaitement concevable que les progrès scientifiques amènent à décrire la nature humaine comme étant spirituelle, au sens où l’esprit (ou « la conscience ») serait la réalité première, fondamentale, d’où le monde matériel lui-même procède. A partir de l’étude de la conscience, et en particulier de ses « états modifiés », la science est tout près de démontrer que la conscience est capable d’exister sans son support physique matériel, c’est-à-dire indépendamment du cerveau, et qu’en tout cas elle n’y serait aucunement « localisée », ainsi que la conception dominante continue de le prétendre. Les recherches sur les vécus « hors du corps », dans un contexte de mort imminente ou lors de décorporations volontaires, pourraient aboutir très bientôt à prouver que la conscience est capable de percevoir une « cible » hors d’atteinte des sens physiques. Des données isolées sont d’ores et déjà recueillies et les chercheurs qui sont en leur possession attendent de pouvoir les présenter de façon irréfutable au plan scientifique, en respectant une méthodologie et le recours à des outils qui ne souffrent pas la contestation.



Rédigé par Jocelin Morisson le Mardi 26 Août 2014 | Commentaires (0)

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Blog animé par Jocelin Morisson, journaliste scientifique, auteur et traducteur.
Thèmes: Science - Philosophie - Spiritualité

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